Marcela Roggeri



Marcela Roggeri

Marcela Roggeri a toutes les qualités de la grande tradition argentine du piano, et cette flamme sud-américaine qui fait la différence. Née à Buenos Aires, elle a commencé ses études auprès d'Ana Gelber avant de bénéficier plus tard des conseils avisés de Bruno Leonardo Gelber, qui devint par la suite son mentor.

Marcela Roggeri a également hérité du tempérament voyageur de la culture de son pays. Après une tournée en Argentine et en Amérique latine, elle vient en Europe (Allemagne, Italie et France) pour une première série de concerts en duo avec Bruno Leonardo Gelber. Séduite par le climat de travail qu'elle y trouve, elle décide de s'installer à Paris où elle poursuit son perfectionnement avec Germaine Devèze. Elle se produit avec des orchestres aussi renommés que le Philarmonique du Teatro Colon, le Symphonique de Buenos Aires, le Florida Philharmonic, le Philharmonique de Montpellier, le Bohemian Pardubice Chamber Philharmonic et Dortmund Philharmonic, le Sinfonia Varsovia, l'European Camerata, le Baltic Camerata, sous la direction de chefs prestigieux tels que Rafael Fruhbeck de Burgos, James Judd, George Pehlivanian, Kasper de Roo, Kyung Soo Wong, Mario Benzecri, Simon Blech, Pedro I. Calderon, Andres Orozco, Philippe Bender, Emmanuel Leducq-Barome.

En 2000, Marcela Roggeri donne un concert mémorable au Wigmore Hall de Londres en compagnie du pianiste brésilien Marcelo Bratke ; au programme, les pièces pour deux pianos de Gershwin, Bernstein et Copland dont on célèbre alors le 100e anniversaire. Ils enregistrent un CD - The Open Prairie - qui réunit l'intégrale des oeuvres pour deux pianos d'Aaron Copland. La critique est unanime. The Independent écrit : "Un concert particulièrement remarquable où les deux pianistes vivaient véritablement la musique ensemble."

Le Royal Academy Magazine ajoute : "Les deux interprètes ont offert au public un récital enflammé qui a presque fait danser dans les allées du Wigmore Hall." Elle poursuit alors sa collaboration avec Marcelo Bratke : ils interprètent une série de concerts-performances conjuguant le piano et les percussions avec les ensembles Meninos do Morumbi et Charanga, deux groupes de percussionnistes issus des favelas brésiliennes. Le succès sera extraordinaire, du Queen Elizabeth Hall de Londres aux salles de spectacles du Brésil et d'Argentine.

Ces projets marquent également l'engagement personnel de Marcela Roggeri dans des actions humanitaires au Brésil et en Argentine, où elle donne régulièrement des concerts ainsi que des masterclasses au profit d'associations luttant contre la grande pauvreté.

Marcela Roggeri donne régulièrement des concerts en musique de chambre avec le violoniste Pablo Saravi, la violoncelliste Ophélie Gaillard, les sopranos Katarina Jovanovic et Magali Léger, ou encore la violoniste Marina Chiche et le clarinettiste Florent Héau.

Elle crée également des spectacles qui croisent plusieurs disciplines : elle réunit la musique et les textes d'Erik Satie dans son spectacle "L'Univers d'Erik Satie" avec François Castang, elle travaille régulièrement avec le danseur indien Ash Mukherjee. En Amérique latine, elle crée les spectacles "Satie y los Otros" avec la comédienne China Zorrilla et Jean-Pierre Noher et "Vivir en el Fuego", poèmes de Marina Tsvetaeva et musique de Sofia Gubaidulina, avec l'actrice Elena Tasisto.

Elle est l'invitée régulière de nombreux festivals français et étrangers. On a pu l'entendre au festival de Nohant, au festival du Périgord Noir, au festival d'été du Havre, à Montpellier, à Toulouse ou encore aux Flâneries Musicales de Reims, où elle a joué plus de trente fois.

C'est précisément à Reims que Marcela Roggeri a entamé en juillet 2005, une tournée internationale avec un récital entièrement consacré à Erik Satie; un programme presque "naturel" pour celle que l'on considère comme "la plus française des pianistes argentines", enregistré pour le label Transart Live.

Elle a également enregistré pour ce label un CD des sonates pour piano de Domenico Scarlatti (2007) et l'oeuvre complète pour piano de Sofia Gubaidulina (2009). Ont suivi un CD consacré à Piazzola avec Magali Léger (2010), un CD consacré à Guastavino avec Florent Héau (2010). Elle vient de sortir un disque consacré à Padre Soler, toujours pour le label Transart Live.

Marcela vit à Londres et se produit régulièrement en récital, avec orchestre ou en musique de chambre en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord et du Sud. Son répertoire va de Mozart à John Cage, de Chostakovitch à Copland, sans oublier les compositeurs du continent de son enfance : Villa-Lobos, Ginastera et Piazzolla.

En 2006, Marcela Roggeri a reçu le prix de la "Révélation Internationale" (AEAA - Prix du MIDEM) des "Victoires de la Musique Classique".

PRESSE

On dit que pour avoir du succès, quelle que soit l'activité à laquelle on s'adonne, il faut être au moment juste et à l'endroit exact. En tous points idéale, la phrase fait abstraction des contextes qui, on le sait bien, sont absolument déterminants. Mais oubliant les contingences et considérant cette affirmation comme valable, nous pourrions assurer que le Padre Soler aurait dû vivre quelques décennies auparavant et non pas en Espagne mais quelque part en Europe où ses talents auraient pu être appréciés et loués. Sur la voie tracée par Domenico Scarlatti, Soler a écrit plus de deux cents sonates, treize d'entre elles reprennent vie grâce à Marcela Roggeri dans l'un de ces CD qui, loin des sentiers battus, choisissent d'offrir des répertoires et des créations musicales peu pratiqués ou définitivement oubliés. Très bien interprétées, belles, certaines très espagnoles, d'autres simplement préclassiques et toujours charmantes, les sonates sont précédées d'un long et brillant Fandango, une somme d'idées et de moyens pianistiques qui pourraient sembler avoir été écrits par Soler pour que Marcela nous montre toute sa virtuosité et sa maîtrise.
Pablo Kohan, La Nacion, janvier 2012

La pianiste Marcela Roggeri et le clarinettiste Florent Héau [...]ont exécuté des oeuvres du compositeur argentin C.Gustavino. Le public fut positivement surpris [...]. Le ton était donné : délicatesse, sensualité...la musique enivrait l'auditeur de parfums argentins. La douceur du jeu du clarinettiste allait de pair avec la finesse du touché pianistique de Marcela Roggeri.
Cédrine Zwein, L'Union, juin 2009

(...) It's to the great credit of Argentinean pianist, Marcela Roggeri, that Gubaïdulina's pleasing and almost effortless integrity and vision remain with the listener long after hearing the 14 pieces from beginning to end: deeply satisfying.
Mark Sealey, MusicWeb International, février 2009

Les qualités purement pianistiques de Marcela Roggeri ne peuvent laisser indifférent.
Le Monde de la Musique, octobre 2005

Marcela Roggeri parvient incontestablement à trouver la distance juste à créer une ambiance suspendue, vaporeuse, hypnotisante, et vaguement érotique. La pianiste possède une palette sonore riche en couleurs, avec des basses riches et profondes ainsi que de beaux aigus, mais c'est sa maîtrise des nuances qui impressionne le plus : quel pianos subtils ! Marcela Roggeri nous propose un récital de choix, qui peut constituer une première entrée à l'univers de Satie
Classica Répertoire, février 2006

Eminente voyageuse, Marcela Roggeri [...] séduit, en concert à travers le monde [...] dans des répertoires allant de Milhaud à Villa-Lobos, de Mozart à Cage ou Chostakovitch... Entre poésie et dérision, clownerie et intimité, Marcela Roggeri trouve un juste milieu, une gracieuse unité de ton.
La Marseillaise, février 2006

Marcela Roggeri prouve son excellente musicalité.
Classicstodayfrance.com

Marcela Roggeri, musicienne sensible et intelligente, donne de cette musique une lecture simple et juste qui respecte à la fois et son esprit et sa lettre.
Alapage

Recorded at the Reims Flâneries Musicales in Summer 2004, this concert by the Argentinian pianist Marcela Roggeri reveals the experience and talent of a passionate and sincere artist.
Cd Universe